Tartare de pétoncle au miel et aux lilas

En fait, ce n’était pas cette recette qui était censée être à l’horaire aujourd’hui, mais vue que le temps des lilas est tellement éphémère ...

On était sur le chemin du retour, moi et ma mère, après une longue et agréable promenade à pied quand on a passé devant un arbrisseau de lilas.

Comme à chaque année devant le premier lilas que je croise, je me transforme en petite fée du bonheur et je m’envole en tourbillonnant dans une fumée d’étoiles brillantes en humant ce sublime parfum qui me replonge du coup dans mon enfance et comme si c’était la première fois, je dis :

-Ça sent bon les lilas, hein?

Et puis là soudainement, chose différente des années précédentes, je me suis demandé :

-Coup donc? Ça se mange-tu finalement les lilas?

J’ai eu souvenir que durant mon enfance, dans ma phase «j’goutte à toute» (incluant pissenlit, trèfles, bourgeons de sapin, quenouille, cèdre, gazon, gomme à effacer), j’en avais déjà mangé.

Les fleurs de lilas, ça goutte sucrée, florale et un peu amer. C’est quand même assez subtil et c’est bon! Et c’est surtout beau.

Très très beau.

Comme le mauve est ma couleur favorite, que j’adore par-dessus tout les fleurs qui ont un parfum unique et surtout celles qui sont comestibles, comprenez que j’aime beaucoup les lilas. C’est vraiment ma fleur préférée. En fait à bien y penser, je crois que c’est l’une des choses que je préfère le plus dans la vie. Oui. Même si ça ne dure vraiment pas longtemps.

C’est comme un beau résumé de la vie, finalement. Quand ça passe, on le prend, on le sent, on le regarde et on le savoure. Sans vouloir être défaitiste, les belles choses, oui, sont éphémères. C’est ce qui les rendent encore plus spéciales.

Tartare de pétoncle au miel et aux lilas
Pour 2 personnes

0,50 livre de pétoncles idéalement frais
1 1/2 c. à thé de miel du Rucher des Framboisiers
1/2 c. à thé de vinaigre de vin blanc
1 c. à thé d’huile de chanvre de la Coop du Cap (ou d’olive)
Sel rose
Poivre noir
Des fleurs de lilas en garniture
Des échalotes finement ciselées en garniture

Hachez les pétoncles en petits dés. Réservez au frais. Fouettez ensemble le miel, le vinaigre de vin blanc, l’huile, le sel et le poivre. Incorporez doucement les pétoncles dans le mélange que vous venez de faire. À l’aide d’un emporte-pièce, placez le tartare dans 2 assiettes et garnissez généreusement de fleurs de lilas et d’un peu d’échalotes finement ciselées.

La salsa à la pêche et les rouleaux de crevettes à la lime

Chaque mot de ce titre transpire de tous les côtés que c’est l’été! On est à des années-lumière de la bouffe hivernale mijotée, pleine de gravy et chaleureuse.

J’aime ça avoir des recettes d’hiver et des recettes d’été. J’aime ça quand c’est l’automne qui commence et que ma cocotte de fonte commence à me faire des clins d’oeil. J’aime ça voir la ciboulette pousser et me dire que je fais bientôt manger plein de tartare et de salsa. J’aime ça voir les fraises locales revenir et les fleurs sauvages envahir les bords de chemin.

J’aime la variété et le changement et j’ai récemment réalisé que j’aime ça moi m’ennuyer. En fait, j’aime le plaisir de retrouver les choses. Comme mes bonnes vieilles mitaines de laine par exemple ou mes robes d’été ou l’odeur des feuilles qui rougit l’automne ou la première neige ou le soleil du mois d’avril, vous comprenez? Je n’échangerai pas mes 4 saisons pour rien rien au monde. Non, non, non!

Salsa à la pêche et rouleaux de crevettes à la lime
Pour 2 personnes

Ingrédients
Rouleaux de crevettes à la lime
-1/2 lb de crevettes
-Le jus et le zeste d’une demi-lime
-1 c. à soupe de fromage à la crème
-Sel et poivre
-4 grosses feuilles de laitue verte frisée

Salsa
-Un avocat coupé en petits cubes
-Une pêche coupée en petits cubes
-Une tomate bio des Serres Jardins-Nature coupée en petits cubes
-Une petite gousse d’ail haché finement
-2 c. à soupe de ciboulette hachée
-1 c. à soupe d’huile de chanvre Coop du Cap (ou d’olive)
-Une généreuse pincé de sel
-Du poivre

-Des chips de maïs (bio)

Mélangez les ingrédients de la salsa ensemble et réservez au frigo.

Mélanger ensemble les crevettes, le jus et le zeste de lime, le fromage à la crème, le sel et le poivre. Étendez une grosse feuille de laitue frisée verte préalablement rincée à l’eau froide et essorée. Répartissez également un peu de farce de crevette sur l’une des extrémités de la feuille de laitue et formez un cylindre en roulant délicatement la feuille sur elle-même. Roulez fermement jusqu’à l’autre extrémité pour obtenir un rouleau (ou un genre de sushi). Utilisez du fromage à la crème en guise de colle. Répéter cette opération pour les 3 autres feuilles de laitue frisée.

Si vous avez réussi, vous pouvez les couper comme on coupe les sushi et si ça finit en salade, c’est vraiment pas grave, les saveurs seront là!

Mangez à la bonne franquette la salsa avec les chips de maïs bios et les rouleaux (ou salade) de crevette!

Bon été!

Pesto basilic, citron et graines de chanvre

Dans mon jardin, au milieu des concombres, mon basilic encore jamais utilisé m’a fusillé du regard.

-Hey! J’suis prêt depuis genre 1 mois, peux-tu me prendre en charge, s’il-vous plait?

Il était en train de se faire grignoter de tous les côtés et de faire de cocottes. J’ai vu plein de petits trous sur les feuilles et en entendant son cri de détresse, j’ai réalisé que je l’avais un peu oublié.

Bon.

Donc on fait du pesto à matin, c’est ça?

Cool.

Dans la recette originale, c’est des noix de pin qu’on met dans un pesto. Mais moi, mon travail étant de vous inspirer à être créatif et de vous inciter à acheter local, je vous propose autre chose.

J’étais à la recherche d’une variante intéressante aux noix de pin, qui respecte à la fois les thèmes d’originalité, de santé et d’aliments régionaux. Ne trouvant rien, j’allais prendre à reculons le pot de graines de tournesol quand soudain : ah!

Des graines de chanvre écalées!

(Avec à mon égard le même regard rancunier que celui de mon basilic)

Bingo!

Les graines de chanvre c’est cool. C’est produit ici, en Gaspésie, par l’entreprise Coop du Cap à Cap-au-Renard.

«Les graines de chanvre sont une source complète d’alimentation. Pratiquement un tiers de la graine de chanvre est composé d’acides gras essentiels dans ce qui peut être proche de la proportion idéale pour une santé optimale. Un autre tiers de la graine de chanvre sont des fibres diététiques, qui améliorent la digestion et favorisent une bonne fonction cardio-vasculaire. Des protéines très digestes composent un autre 20 à 25% du poids de la graine de chanvre. En outre, les graines de chanvre contiennent un certain nombre de vitamines et de minéraux essentiels en forte concentration.» Source https://www.coopducap.org/chanvre

Ça se saupoudre sur toute, par exemple sur tes salades, tes soupes, ton bol de céréale, ton bol de riz ou dans le creux de ta main, genre. Ça va autant bien avec le chocolat qu’avec le poulet. C’est très nutritif et très passe-partout. Que voulez-vous de plus?

Ça, c’est un BON choix de chose à manger. Oui, c’est à toi que je parle, Champion. Mange des graines de chanvre. En fait, manges juste mieux, mange santé et évites les aliments transformés. Achète des trucs bruts, des trucs locaux. Mange du cru. Cuisines. Transforme les aliments toi-même. Informe-toi! Écoute ta musique préférée dans l’tapis et fais l’amour le plus souvent possible. Tu vas voir, la teinte rosée devant tes yeux va augmenter et qui sait, ta vie va peut-être rallonger.

Et surtout, comme disait la professeure de formation personnelle et sociale du secondaire, si près de la retraite et si peu crédible (mais pourtant tellement vraie) : fais-toi confiance.

Pesto basilic, citron et graines de chanvre

Ingrédients
-50g de feuilles de basilic fraichement sorti du jardin (ou de l’épicerie)
-3/4 de tasse d’huile d’olive ou de chanvre de la Coop du Cap
-1/2 de tasse de graines de chanvre écalées de la Coop du Cap
-2 grosses gousses d’ail
-Le zeste et le jus d’un citron
-Sel et poivre généreusement

Broyez-moi tout ça en une belle purée! Vous pouvez ensuite la faire congeler en cube, l’utiliser dans au moins une centaine de recettes et voilà!

Glaçons pour cuisson à la fleur d’ail et au vin blanc.

Pour ceux et celle qui me suivent dans mes textes remplis d’aventures rocambolesques et passionnantes : j’ai finalement reçu ma fleur d’ail promise.

(Retour en arrière) J’avais ramassé une belle chaudière de têtes de violon et j’en avais donné au fils de ma patronne qui m’avait alors promis un peu de fleurs d’ail de chez lui. Finalement ça valut la peine de les avoir toute nettoyé à l’eau glaciale mes têtes de violons parce que j’ai reçu un beau 150g de fleurs d’ail vertes et croquantes, en santé pi toute!

La fleur d’ail, j’adore. C’est beau, c’est vert, ça sent bon et ça twiste! C’est une texture d’asperge et un goût qui se situe entre l’ognon et l’ail. Imaginez les possibilités de combinaisons maintenant disponibles dans mon champ de bataille.

J’y ai songé pendant un moment. Que faire avec? Chose certaine, je savais que je voulais la «blender» et la faire congeler en cube.

Mais tant qu’à «blender», aussi bien «blender» avec plein d’autres saveurs.

Et puis j’ai vu ce restant de vin blanc cheapette qui me regardait sur la deuxième tablette du frigo et je me suis dit :

Bingo!

Vous savez, un vin de dépanneur format 1L, trop acide, pas cher et qui te barre les chicklettes dès la première gorgée. Le but en l’achetant c’est surtout pas pour essayer de déceler les subtils arômes de j’sais-pas-quoi, mais plutôt (dans mon cas) d’enflammer les discussions avec ma vielle chum de fille!

En tout cas, ce vin-là a rempli ses deux contrats avec brio, soit de placotage et de cuisinage.

Voici ma recette de glaçons pour cuisson à la fleur d’ail et au vin blanc.

Ingrédients pour presque 12 cubes

-150g ou une douzaine de fleurs d’ail
-1/2 tasse de vin blanc
-11g ou 1/3 tasse de ciboulette grossièrement hachée
-2 grosses gousses d’ail
-1 c. à soupe de sel
-1/2 c. à soupe de poivre noir

Le but ici c’est de réduire tous ces beaux aliments en une purée très imparfaite. Genre à l’oeil on peut encore distinguer les différents ingrédients. Ensuite vous les faites congeler dans des cubes à glace.

That’s it, that’s all. C’est simple, non?

-Mets-en!

Comment et quand utiliser les glaçons pour cuisson? Vous ouvrez le feu et dans une poêle vous y jetez 1 ou 2 glaçons de cuisson avec une petite noix de beurre. Vous êtes maintenant armée pour faire cuire une multitude de choses, par exemple :

1-du poulet
2-du poisson
3-des fruits de mer
4-un sauté de légumes
5-des pommes de terre rôties
5-un bouillons pour faire une soupe
6-un bouillons pour faire une sauce
7-une marinade

Ce sont de petits cubes de saveurs vraiment passe-partout.

Maintenant à votre tour de vous amuser!

Spaghettis aux artichauts rôtis, fromage feta de chèvre de la Ferme Natibo et citron !

Avant, quand j’allais au resto, je me disais que la fameuse tranche de citron qu’on retrouve presque partout était vraiment la décoration la plus poche jamais inventée. Comme si j’ai le goût de mettre du citron dans toute, moi là.

Si tu savais, Mam’zelle Landry, ce que l’avenir te réserve.

(Jamais entendu cette-là phrase avant)

Prenons le goût amer, par exemple. La première fois que l’on y goûte, on a l’impression de manger quelque chose qui ne devrait jamais être mangé par un être humain, genre un pneu de char. La première fois que j’ai goûté à quelque chose de très amer, j’ignore pourquoi, j’ai fait le lien avec l’odeur qu’il y a dans l’allée des chaussures neuves des magasins à grande surface. C’est alors suivi de la plus historique des grimaces qu’une jeune pouliche a faite dans l’histoire de l’humanité

Quand on y pense : Chocolat noir, café et IPA, ce sont vraiment des bonbons pour les grands. Ce n’est pas avec de jeunes papilles gustatives presque vierges et prépubères que l’on va se remplir la panse de pamplemousse rose et de papaye verte. Mais une fois que notre langue est corrompue, on est foutu.

Le goût amer est même devenu à la mode. J’ai vu ça à la téloche : un barman assez tendance (barbue) qui rajoutait dans ses drinks quelques gouttes de ce fameux goût amer, clamant comme un bourgeois qu’il adorait dont cela, l’amertume. Le brave. C’est Di Statio à côté de lui, un brin « pompette » et totalement enchantée, qui m’a convaincue.

Et puis j’ai réalisé que le goût acide finit par se développer, lui aussi. Je suis une grande fan de la compétition culinaire Masterchef Australie. Je pourrais en parler pendant des heures! J’avais remarqué que souvent, les juges critiquaient les plats en disant qu’il manquait un élément acide. D’autres fois, ils félicitaient le concurrent en clamant qu’ils raffolaient de ce petit goût acidulé. Ou encore, Marco Pierre White (dans la catégorie Super Man culinaire) nous présentait son plat favori où presque tous les ingrédients étaient recouverts d’huile d’olive, de jus de citron, de zeste de citron et de citrons confits.

Coudon, c’est quoi leur problème avec le petit goût acidulé? Pour moi, le goût acide, c’était loin d’être quelque chose d’agréable. Ma seule référence, c’était les fameux bonbons tellement surets qu’ils te barraient la mâchoire inférieure et t’obligeaient à faire une grimace super laide pendant 5 interminables secondes. On s’est tous déjà fait pogner avec ça : le grand frère mystérieusement devenu gentil, qui t’offre des bonbons rouges « aux fraises », te mettant au défi d’en bouffer 8 en même temps. Hein, François Landry !

Pourquoi?
Pourquoi aimer le suret?

Où est le plaisir?

Je veux comprendre.

Eh bien, c’est facile à comprendre, ma peanut. Un jour, sans aucune raison, ça débloque et tu aimes ça.
Tes papilles capitulent.
Elles cessent toute résistance et te crient avec hargne :

-Mange-les donc tes Crazy Sour Skittles !

Bref.

Maintenant, j’aime le citron et je suis super contente.

Pour 2 portions !
Ingrédients :
- 200g de spaghetti
- 100 g de fromage feta de chèvre de la Ferme Natibo
- Environ 4 cœurs d’artichauts frais ou en canne
- 1/4 tasse de noix de pin
- 1/2 tasse de crème à cuisson 15% à 35%
- Le zeste et le jus d’un demi-citron
- 1 gousse d’ail hachée
- Une noix de beurre
- Sel et poivre

Égouttez les artichauts, coupez chacun d’eux en deux sur le sens de la longueur et asséchez-les délicatement dans du papier essuie-tout.
Faites bouillir vos spaghettis pendant 9 minutes en brassant de temps en temps puis égouttez-les.

Dans une poêle antiadhésive à feu moyen, faites fondre le beurre pour faire rôtir les artichauts et les noix de pin pendant 5 minutes, en remuant de temps en temps. Ajoutez l’ail et laissez cuire pendant 1 minute. Ajoutez ensuite le jus et le zeste de citron et la crème. Salez légèrement, poivrez généreusement et laissez cuire 1 minute. Ajoutez les spaghettis et le fromage feta. Bien brasser. Éteindre le feu. Les spaghettis sont prêts à servir.

J’ai mangé cela avec des saucisses de yack.

C’était chouette.

Dimanche dernier, c'était les portes ouvertes aux Serres Jardins-Nature de New Richmond (Les serres de tomates!). J'ai été super contente de voir qu'ils font la production de tomates bios et qu'elles se vendent jusqu'en Ontario et aux États-Unis. C'est une entreprise prospère en sol gaspésien qui me rend très fière.

Voici ma version simpliste de la salade de tomates bios aux radis, à la roquette, aux épinards et au fromage feta de chèvre de la Ferme Natibo.

Simple et bon. Avec des produits de qualité, nul besoin de se casser la boule. Quelques ingrédients suffisent et boum, l'assiette est vide!

Le beurre au gingembre

C’était à Pâques. Cette journée fatidique qui m’a changée à tout jamais. La tradition chez nous c’est que, dès qu’on a passé l’âge de salir nos jeans dans le gazon et de manger de la bouette, on ne reçoit plus de montagnes de chocolat à Pâques. Comme on est tous des adultes responsables, avec quelques petites lacunes (doigt pointé vers moi), à Pâques, on mange du crabe.

Toute cette histoire, c’est la faute de ma sœur aînée.

Oui, nommons là : GENEVIÈVE.

C’est elle qui a dit :

-Au diable le beurre à l’ail j’en ai ma claque! Il faut absolument que vous goûtiez à quelque chose!

Elle a sorti une racine de gingembre qu’elle a mystérieusement râpé dans du beurre. Puis quand ce fut terminé, elle l’a volontairement placé près de moi à la table.

Dans ma face! (In my face!)

Je n’avais aucune chance de passer à côté. Dès la première bouchée de pain trempé dans le beurre au gingembre et « topé » d’un gros morceau de crabe, il y a eu (encore une fois) : Révélation !

Comme quand tes parents te mettent un morceau de chocolat pour la première fois dans le bec, j’imagine qu’il y a là aussi : Révélation !

Étant donné que ma sœur Geneviève raffole éperdument de crabes, elle faisait un bruit d’enfer à siphonner sa pince avec un manque flagrant d’élégance, tandis que moi, moi! La bouche extra pleine, j’ai articulé quelque chose qui sonnait comme :

-Hey Ge! Ché don ben bon e beurre o gingemb!

Mais qui voulait dire :

-Cette chose est absolument fabuleuse, frangine!

(avec accent français si ça vous tente)

Bien sûr elle n’a pas entendu ma question, trop occupée à se bourrer la face! (Pupilles dilatées à huit).

S’il fallait que je décrive ma sœur Geneviève en deux mots, je dirais : Beauté infernale… (Pour de vrai). Elle est comme l'incarnation suprême de la féminité à mes yeux. C'est une grande châtaine pâle aux yeux bleu. Maman de 3 enfants trop mignons qui font fondre mon cœur quand je les vois. Elle est douce, tendre et pulpeuse! Une femme, quoi, une vraie! Mais quand elle mange du crabe... C'est une incarnation, mais juste infernale.

(Hello Gege!)

Moi je suis le genre qui, quand elle raffole de quelque chose, en mange rationnellement si l'on me regarde… Mais dès qu’aucun œil n’est braqué sur moi, je me goinfre jusqu’à en être presque malade.

Et c’est un peu ce qui est arrivé avec le beurre au gingembre. Agonie dans les toilettes.

Suis-je normale?

Je m’en fous.

Par chance, mes parents n’ont jamais mis de caméra devant l’armoire à Nutella quand j’étais une jeune enfant angélique. Une fois la voie libre et hop! Le Graal n’appartenait qu’à moi!

J’en mangeais à même le pot et EN PLUS, sans laver la cuillère entre chaque bouchée!

Pas si angélique que ça finalement, hein?

(J’ai la conscience moins lourde tout d’un coup.)

Ça doit faire 15 ans que je suis sobre de Nutella. J’exagérais un peu (pas mal) (beaucoup) trop sur la tranche de pain, disons... Demandez à ma mère, c’est elle qui me débarbouillait les bajoues, le nez, les oreilles, les mains et la jaquette une fois que j’avais terminé de déjeuner.

Comme ils disaient : Nous sommes ce que nous sommes. Et bien voilà, ce que je suis :

Une gourmande!

Recette affreusement simple pour le beurre au gingembre :

Faire fondre ensemble
4 c. à soupe de beurre
1c. à soupe de gingembre râpé
Une pincée de sel
Une pincée de poivre

On le mange cru, dans l’assiette, comme une trempette, sinon on perd sa saveur quand on le cuit. On en badigeonne les pièces de viande une fois qu’elles sont cuites. Il se marie super bien avec les poissons et les fruits de mer, particulièrement avec le Homard Gaspésien (la pêche est commencé!).

Mais moi, moi! Comme je suis un peu déraisonnable, j’en tartine même sur mes toasts le matin.

J’adore!

Rage de sucre averti

Vous savez quoi ? Avec toutes mes convictions culinaires, j’avoue parfois avoir l’impression d’être pognée dans un carrefour giratoire. J’ai l’impression de tourner en rond
(et de manger toujours la même affaire).

Je vais vous poser une question, dont je connais déjà la réponse :

Avez-vous ça vous, des rages de sucre ?

Moi je sais plus où y donner de la tête.

Comment résister à l’appelle du sucré quand l’envie nous pogne, hein ? Expliquez-moi ça.

Avec 3-4 cuillerées de yogourt ? Bof.
2-3 dattes séchées, peut-être ? Bof.
Une barre tendre ?
Une pomme ?

BOF !
BOF!
BOF !

Moi, quand j’ai envie de bouffer sucré : j’ai envie de bouffer sucré, you know what I mean?

Je deviens un tout, obsédé par le sucre. Si je pouvais, je me bourrerais la face de crème fouettée à même la pompe et de viennoiseries profanées généreusement de confiture de framboise pis sa presse, genre « toute de suite maintenant », tu vois le genre ?

Oublie les canneberges séchées ou les bananes, on tombe dans un autre «level».

Sauf que, attention, je ne suis pas si facile que ça!
Moi, les whippets, les gâteaux en boite et les pâtisseries d’épicerie : BIARK!

(Attention, je vais crier)

JE DÉTESTE LES ALIMENTS CRÉÉS EN USINE !

(Et voilà, c’est fait)

Traduction anglaise au besoin : processed foods.
Dans mon esprit légèrement imaginatif, exagéré et convaincu, les aliments créés en usine se rapprochent dangereusement du plastique.

Est-ce que tu mangerais du plastique toi, hein, hein ??

(Exagère donc, choupette)

C’est parce qu’ils contiennent des ajouts louches que je ne veux pas en manger. C’est tout. Ce sont des aliments qui ne poussent pas joyeusement et surtout pas naturellement. J’aime mieux que ce soit un fermier ou un éleveur « normal » qui me donne ma nourriture, plutôt qu’un gars en sarrau blanc.

Exemple d’aliment créé en labo : le glucose.

(Inspiration profonde et ouverture de la parenthèse)

Le glucose, ça bouffe quoi ? Et bien, ça te bouffe toi.

Pour faire une histoire courte, le glucose est fait à base de maïs, mais de maïs génétiquement modifié en labo. Dans le fond, c’est vraiment bien fait : tu peux te faire pousser du maïs et le noyer d’insecticides super toxiques qui va tuer TOUT autour de lui … sauf lui (le maïs). Ce principe inventé par des humains s’appelle: OGM, organisme génétiquement modifié.

Ça te dit peut-être quelque chose? C’est parce qu’on n'en parle pas vraiment à la téloche.

Ça te garantit une agriculture de masse polluante « TOP SHAPE » sur des kilomètres et des kilomètres et ainsi une production d'aliments bourrés d’OGM, dont les effets sont encore inconnus sur la santé de celui qui le mange à long terme.

Merveilleux.

Surtout quand on sait qu’il y en a dans à peu près 80% des trucs que l’on retrouve dans les grandes épiceries : barres tendres, céréales, sauces, marinade, vinaigrettes, bagels, p’tits gâteaux, biscuits, crème glacée, boissons sucrées, confiture, ketchup, craquelins, soupe en canne, muffins de dépanneur à 1500 calories et mayo cheap …

Le glucose remplace le sucre dans les choses dites SANS SUCRE.
La fécule de maïs remplace le gras dans les choses dites SANS GRAS.

En plus, c’est full pas cher !
G-É-N-I-A-L dans une société qui vit sur le crédit et qui perd confiance en elle à mesure qu’elle gagne des kilos. La bonne vieille bouffe abordable qui donne peut-être le cancer, mais qui ne fait pas engraisser : j’adore !

Mange donc du beurre, ma chouette.

Fais comme moi (et beaucoup de monde) et commence à lire les interminables listes d’ingrédients sur les aliments que tu consommes, en te foutant des calories. Quand la liste est trop longue et que plusieurs mots sont comme du mandarin pour toi : boycotte.

Tu vas voir, tu vas perdre du poids et être plus en santé. C’est super le fun !

(40 livres de moins en 1 an, dans mon cas)

Je suis certaine qu’il y existe un lien extra direct entre les ingrédients créés en usines et les maladies de nos jours, tels le cancer, le diabète, l’hypertension, le cholestérol, les problèmes de digestion, l’anorexie, l’obésité, les maladies cardiovasculaires et même la dépression.
(Si peu)

Mais non, voyons, si on vous dit que c’est normal de boire du lait de vache comme un veau, C’EST FORCEMENT VRAI.

(Fermeture de la parenthèse)

Donc je bouffe du beurre, de la crème, du chocolat noir, du sucre de canne, du sirop d’érable et du miel, par exemple. Ce ne sont pas des aliments sans calorie, mais que je considère comme étant SAINS.

Donc, j’en mange.

Ok, tu peux te faire un beau crémage à gâteau avec des aliments sains comme du beurre, du sucre et de la crème, mais ouf… il me semble que ça fait comme gras et lourd. J’aime le beurre, mais de là à en manger régulièrement à la cuillère pour combler ma dent sucrée?
Euh, Not.

Donc je fais quoi moi là? Je ne veux pas satisfaire mes violentes rages de sucre avec une simple pomme ou avec de la bouffe louche et, s’il vous plait, pas tout le temps avec des desserts trop lourds.

(Complique-toi la vie)

Et bien, pour vous (et pour moi), j’ai créé le crémage santé, mais gourmand et satisfaisant au yogourt grec et à l’avocat !

Ingrédients :

1 gros avocat bien mûr
2 c. à soupe de yogourt grec nature 10%
Du sucre d’érable à votre goût

Mixez tout ensemble, jusqu'à consistance très lisse. Passez-le au tamis au besoin. Gardez au frais jusqu’au moment de le manger. L’avocat a cette fâcheuse tendance à brunir avec le temps, donc ne le préparez pas trop d’avance.

Et bonne dent sucrée !

Têtes de violon et sauce aux crevettes maison

J’ai été cueillir des têtes de violon. Je suis tombé sur une méga talle et je me suis presque fait un tour de rein à force d’être tout le temps penchée debout. J’étais confiante avec ma grosse chaudière carrée et j’ai tout rempli.

J’ai croisé un gars qui en cueillait et il m’a dit avec un accent louche qu’il n’en avait trouvé qu’un fond de sac de plastique. Je n’ai pas pu m’empêcher de lui montrer mon butin. Fière comme une lionne.

Grande fille accomplie.

Parce que je n’ai pas TOUJOURS été emballée à l’idée d’aller cueillir des choses dans les bois (ou les champs). Maintenant que je suis grande oui, mais quand j’étais petite et qu’on m’emmenait (de force) aux framboises, aux petites fraises ou aux têtes de violon, ça finissait souvent en gros boudage dans le char (vitres fermées). Petite Caro et les mouches, la chaleur, les bibittes, les nids de fourmis et l’herbe qui pique, non non non … non.

À 8 ans? Oublie le projet de m’apporter cueillir des gadelles ou bien des noisettes. Je chignais tout le long, me lamentais, avais mal aux jambes, voulais me faire transporter, saignais du nez pis au bout de 15 minutes, me mettais à brailler, les bras croisés très serrés. Ça provenait de mes tripes tellement je détestais ça. C’est d’ailleurs encore le running gag de la famille.

Aujourd’hui?
Caro est devenue grande.
J’attrape ma casquette, mon appareil photo, mon vélo, mon sac à dos et hop!
C’est de la bouffe gratuite!
Et bio.
Et de belle qualité.
C’est très respectable, selon moi.

Fantastique.

Et puis j’ai découvert que c’est très agréable à offrir. J’ai donné des têtes de violon à trois personnes et on m’a offert de la fleur d’ail en échange, cool non ?

Et ça vaut son prix parce que c’est ben le fun rapporter une chaudière pleine de têtes de violon, mais encore faut-il commencer la longue et fastidieuse tâche de nettoyage. J’ai presque pogné un double tour de rein à être penché et je me suis gelé les doigts avec l’eau de la ose de jardin. C’est long enlever toute la petite peau.

Quelqu’un a un truc?

Vous savez que Gaspésie Sauvage Produits Forestiers / Wild Gaspé Forest Products. en vendent marinés en pots. Ils ont d’ailleurs une boutique en ligne où vous pouvez en commander (http://gaspesiesauvage.com/boutique/fr/), ça et plusieurs autres produits intéressants. Je rêve de me promener en forêt avec cette gang-là. Ce serait vraiment passionnant et instructif. Je lance l’appel!

Voici ma recette pour la sauce aux crevettes maison:
Pour 2 personnes

-½ lb de crevettes en écailles fraîches ou décongelées
-2 c. à soupe de beurre
-1 c. à soupe d’huile d’olive
-1 oignon haché
-2 gousses d’ail hachées
-1 c. à thé de graine de coriandre non moulue
-1 c. à thé de chili en poudre
-2 feuilles de laurier
-½ c. à thé de poivre
-1 c. à thé de vinaigre de vin blanc
-500 ml d’eau
-Sel au goût

Décortiquez les crevettes et ne jetez PAS les carcasses. Ça peut peut-être en dégouter quelques-UNES, mais croyez-moi, beaucoup de saveur se cache dans ces petites têtes de crevettes là. Réservez la chaire de crevette au frais.

Écrasez légèrement les graines de coriandre. Dans une poêle à feu moyen, mettez-y le beurre, l’huile, les carcasses de crevettes, l’oignon, l’ail, les graines de coriandre écrasées, le chili, les feuilles de laurier, le poivre et le vinaigre de vin blanc. Laisser cuire jusqu’à ce que le beurre et l’huile soient absorbés et que ça commence à coller. Déglacez avec l’eau, grattez bien le fond de la poêle et baissez un peu le feu. Laisser mijoter 10 minutes.

Au bout de ces 10 minutes, vous allez écraser doucement le contenu de la poêle pour en faire sortir les saveurs. Peut-être existe-t-il un instrument explicitement fait pour cette intervention, mais un pille patate fait très bien l’affaire. Ensuite vous tamisez le tout, en écrasant encore au pile patate pour faire sortir tout l’eau. Réservez le précieux bouillon dans un endroit « safe ».

Dans la même poêle à feu moyen, faites fondre une grosse noix de beurre et ajoutez environ 1 c. à soupe de farine. Qu’est-ce que c’est? C’est un épaississeur de liquide. Nul besoin d’utiliser de la fécule de maïs.

Le mot sauce prend tout son sens, maintenant.

Vous faites cuire ce petit mix de beurre et farine pendant 45 secondes en brassant constamment et ensuite vous ajoutez le précieux bouillon de crevette ultra savoureux et foncé. Fouettez jusqu'à ce que ce soit assez épais pour y mélanger 200g de spaghettis, préalablement bouillis dans l’eau 9 minutes.

Salez au besoin, mais à la fin seulement.

Ajoutez les crevettes, quelques têtes de violon (correctement bouillis 2 fois) et garnissez de parmesan.

Voilà, vous êtes génial et méritez un câlin!

Les nouilles chinoises

Les nouilles chinoises : raison numéro un pour pouvoir manger avec des baguettes.

(yé!)

En plus je suis une vraie pro. Pas que je veux péter un peu de brou, mais moi, les baguettes chinoises, je trouve ça ben hot.

Il y a même une place dédiée à eux dans mon rack de tiroir à ustensile. Là où d’habitude on «sacre» toute les cochonneries qu’on ne veut mystérieusement pas jeter : le tire-bouchon des années 80, l’épluche-carotte en métal rouillé, les ustensiles en plastique du Dixie Lee et les pics à fondu dépareillés. Je dois avoir au moins 15 paires de baguettes chinoises, mais j’utilise toujours les mêmes, mes préférés, celles toute en bois. (Simplicité)

Je ressens un profond désarroi quand j’apprends que je vais devoir manger mes sushis avec les doigts plutôt qu’avec des baguettes. Je n’ai presque plus le goût de les manger tellement ça pette ma balloune et si je ne me retenais pas, j’irais probablement bouder une couple de minutes dans le coin. (Compliqué)

Mais quand je mange mon bol de nouilles chinoises au tousqui (tous’qui reste) avec des baguettes chinoises, je suis dans mon petit monde à ronronner. Vue de l’extérieur, je ne suis qu’une simple jeune femme, mais vue de l’intérieur, attention : Je suis Xia He Wu! Princesse de Chine en cavale (personnage fictif) ou bien Beatrix Kiddo, dans la scène du film Kill Bill 2, quand Master Pai Mei lui apprend à manger du riz avec les baguettes.

Intéressant.
Mon monde imaginaire est toujours bien là.

(win!)

J’suis certaine que c’est possible de manger genre n’importe quoi avec des baguettes, même les céréales.
Ou la crème glacée.

C’est bon des nouilles chinoises parce que c’est tout simple et super savoureux. N’importe quels légumes et/ou protéines fonctionnent avec. Le «tousqui» par excellence, mais version exotique! Version « ohhh t’es bonne, tu cuisines chinois! ». Je n’ai aucun mérite, sérieusement. Ce sont des ingrédients que tout le monde a dans leur frigo :

-Sauce soya
-Sucre
-Sauce piquante
-Jus de citron ou vinaigre de riz
-Ail
-Gingembre
-Poivre
-Oignon vert
-Arachides
-Graine de sésame grillée

Parenthèse ici pour les graines de sésame, si je peux me le permettre :

(Raclage de gorge)

J’aime vraiment les graines de sésame. Je trouve que c’est un aliment formidable. J’aime tout d’eux! Par exemple, j’aime le dire en anglais. Ça s’écrit Sesame, mais ça se prononce Sizami. Si un jour j’ai un chat, je vais l’appeler de même.
Des graines de sésame c’est unique. Il n’y a rien d’autre qui goute pareil.
J’aime les acheter quand elles sont à l’état brut. Elles sont plus pâles et ne goûtent absolument rien d’intéressant. Mais en les faisant griller soi-même (dans une poêle à feu assez élevé, sans corps gras et en brassant souvent), il se passe comme une réaction formidable et tranquillement, la saveur éclate! On voit l’huile sortir de chaque graine et ça sent presque le pop corn. On réactive chaque graine avec la chaleur (sans jeux de mots poche ici s.v.p) et le goût de sésame est plus concentré et aussi plus « neuf ». C’est bien meilleur.

Nouilles chinoises au tofu (ou autre protéine de votre choix)
Pour 2 petites portions ou 1 seule dans mon cas

-Environ 150g de nouilles de style asiatique de votre choix
-100g de tofu ferme sans OGM faits au Québec (petite boîte orange)
-Une grosse gousse d’ail hachée
-Environ 1 c. à soupe de gingembre frais râpé
-1 c. à soupe de sucre
-3 c. à soupe de sauce soya 30% moins de sel
-½ c. à thé de sauce piquante
-1 c. à thé de jus de citron ou de vinaigre de riz
-Une carotte moyenne coupée en julienne
-Une pincée de poivre
-1 ognon vert haché
-Une poignée d’arachides
-Des graines de sésame grillées

Faites cuire les nouilles et réservez.

À feux moyens, faites revenir l’ail, le gingembre et le tofu coupé en cube dans du beurre en brassant doucement. Rien ne doit griller, on fait seulement suer pendant 1 minute environ. Ajoutez ensuite le sucre. Bien mélanger et laisser cuire un peu. Ajoutez la sauce soya, le jus de citron ou le vinaigre de riz, le poivre et la sauce piquante de votre choix (Sriracha dans mon cas).

La quantité de sauce piquante que vous utilisez ne regarde que vous. Votre décision. Vos choix de vie, hein. Tout ça ne me regarde pas.
Moi? Mon level de saveur épicé? Moyen avec tendance obsessionnel. À chaque fois je regrette et je me dis que j’en ai trop mit, mais ½ c. à thé semble raisonnable.

Ajoutez les carottes et laissez réduire la sauce à feu moyen doux. Quand c’est assez épais, mélangez-y les nouilles. Servir dans des bols. Garnir d’oignon vert, de graines de sésame et d’arachide.

Et surtout (surtout, surtout), mangez avec des baguettes, c’est plus winner!

Œufs au four, courgette et prosciutto

Avant, je n’aimais pas les courgettes.

Crue, je trouvais que c’était des « wanna be » concombres qui pétaient de la brou, mais en moins frais et en plus sec.

Et cuit, ça ramollit et ça devient trop plein de jus. Ou comme dirait ma mère, ça devient toute lavasseux.

Lavasseux :
Adj péjoratif. Chose à texture très molle. Quelque chose de peu attrayant et de peu agréable.
Ex : Les courgettes trop cuites sont lavasseuses.

Je n’avais aucun plaisir à les manger jusqu'au jour où j’ai vue dans une revue qu’on pouvait les couper en tranches minces et en faire de jolies petites roulades.

Cute.

J’en veux!

Je les ai fait cuire légèrement dans du beurre et de l’ail, bien assaisonnées de sel et de poivre. Oh oh, c’est bon! Le secret, c’est donc de ne pas trop les cuire. (Comme une championne)

En fait, je pense que j’étais juste bornée à l’idée que des courgettes, ce n’est pas bon « that’s it », sauf dans les muffins sacrés aux courgettes à ma mère (parlant d’elle), c’est très bon!

Pour 4 portions :

-8 œufs
-1 courgette coupée à la mandoline sur le sens de la longueur en tranche d’un huitième de pouce environs
-2 gousses d’ail hachées
-Du beurre en quantité suffisante
-Sel et poivre
-4 tranches de prosciutto en garniture
-4 cu. à soupe de fromage à pâte fraiche en garniture
-Du persil frais en garniture

Préchauffez le four à 350F. Salez et poivrez vos tranches de courgette. Dans une poêle à feu moyen-doux, mettez-y le beurre, l’ail et les courgettes. Le but ici, c’est de seulement ramollir les courgettes pour pouvoir en faire de jolies petites roulades plus aisément, comme sur la photo. Réservez.
Dans un bol, fouettez ensemble les œufs et le restant de beurre et d’ail de la poêle des courgettes. Dans 4 petits bols allant au four, répartissez la préparation d’œufs. Faites de petites roulades avec les tranches de courgettes et répartissez-les aussi dans les ramequins.

Pour une meilleure présentation, le niveau d’œufs doit arriver à mi-hauteur des roulades de courgettes. Les œufs gonflent en cuisant et s’il y en a trop, on ne verrait plus les courgettes.

Cuire au four de 30 à 35 minutes. Quand c’est prêt, garnissez chaque portion d’une quenelle de fromage à pâte fraiche, de persil frais, de prosciuto et voilà.

Et c’est bon!

Les pois chiches

Ça doit faire 2 ans qu’il y a des pois chiches qui trainent dans le fond de mon garde-manger, achetés jadis avec plein de belles promesses :

-Je vais commencer à manger plus de plats végés. Des légumineuses c’est parfait, ce n’est pas cher et c’est bon pour la santé et bla bla bla.

J’ai fait de l’houmous une fois. Et hop! Ils ont tombés dans l’oubli.

Erreur.

N’oublions pas les pois chiches. Ils ont juste besoin d’un tout petit peu d’amour et de temps,

Le problème avec ces petites billes asymétriques, c’est qu’ils ne sont pas très agréables sous la dent. En fait, c’est plutôt sec, pâteux, fade et surtout très beige. Vite de même, c’est facile de les mettre de côté.

Vous allez me dire que dans un curry de viande plein de belles saveurs indiennes ou marocaines, des pois chiches c’est assurément délicieux. Oui absolument, si le dit curry est réussi et qu’on a envie de se lancer dans le projet, mais cette texture sèche et pâteuse est toujours bien présente et difficile à ignorer.

Donc à part le houmous, on mange ça comment des pois chiches?

On le mange en houmous.

(Réponse plate)

Non, mais c’est vrai!
J’en suis venue à la conclusion que des pois chiches, ça se mange en purée et rien d’autre.
En purée, les possibilités de combinaisons de saveurs ont soudainement passé de beige à :

Infini. (and beyond)

Tartinez une belle tranche de pain brun 738grains d’houmous et BANGERANG! Vous avez une protéine complète (Céréale + légumineuse). Collation ou même diner, accompagné de légumes crues. C’est nutritif et super soutenant.

On peut même l’utiliser dans les desserts comme base de petit gâteau, muffin ou de trempette au chocolat (Que j’ai vu dans Trois fois par jour).

On peut aussi en faire de beaux petits pois chiches grillés au four (aussi vu dans Trois fois par jour). C’est loin d’être une purée, mais croyez-moi, ça passe de test. Les pois chiches grillés ont un goût de graines de citrouille rôties. La cuisson est la même. La texture est très croustillante. C’est bon!

Cette recette d’houmous est vraiment savoureuse. Même mon beau grand chum viril, qui a juré allégeance à l’organisation anti-pois chiches ou toute autre forme de légumineuse, a aimé ça. Bon, il a fallu que je lui dise que c’était des patates pillées pour qu’il en mange, mais ce n’est pas ça l’important. Il a aimé.

WIN!

Houmous et pois chiches croustillants
400g de pois chiches cuits
3 c. à soupe d’huile d’olive ou de tournesol
1 c. à soupe de beurre de sésame (tahini)
½ c. à soupe de beurre salé
1 gousse d’ail moyenne hachée et rôtie
6-8 olives hachées
2 c. à thé de jus de citron
½ c. à thé de piment séché
½ c. à thé de cumin
Sel et poivre généreusement
Eau bouillante en quantité suffisante pour l’obtention d’une texture crémeuse.

Si vous utilisez des pois chiches en boite, rincez-les bien. Le jus des pois chiches ne m’a jamais inspiré, en fait, comme j’ai l’imagination un peu débordante, j’ai plusieurs théories à son sujet que je vais garder pour moi-même.

Moi, j’ai utilisé des pois chiches secs. Il faut les réhydrater dans l’eau pendant 24 heures et ensuite les faire bouillir pendant 20 minutes. Si vous passez l’étape de la réhydratation, vous allez devoir les faire bouillir pendant 1h30, ce qui augmentera de beaucoup le facteur humidex de votre humble demeure. Allez-y pour la réhydratation.

Une fois fait, ajoutez au pois chiches l’huile et environ ½ tasse d’eau bouillante. Réduisez-les en purée imparfaite. Ajoutez ensuite l’ail, le beurre de sésame, le beurre salé, les olives, le jus de citron, le piment, le cumin, le sel et le poivre. Faites votre possible pour réduire tout ce beau monde en une purée lisse et rectifiez l’assaisonnement à votre goût. Ajoutez de l’eau bouillante au besoin si la texture n’est pas assez crémeuse.

Pour les pois chiches croustillants, enrobez-les d’huile, assaisonnez de sel, de poivre et faites-les cuire à 400F pendant 30 à 35 minutes, tout simplement.

Les Moutardes Legros

Le jambon à la moutarde, la bière et l’ail confit

Je vous vois déjà venir.

-De l’ail confit?
-Trop compliqué.
-Pas le temps.
-J’suis pas un cook.
-C’est au-delà de mes capacités.
-J’serai jamais capable.
-J’ai pas envie!
-J’ai mal au ventre!!

Trop de mauvaises raisons pour ne pas confire son ail.

L’ail confit dans cette recette est très simple. En fait, fidèle à moi-même, cette recette au complet est très simple.

Ingrédients :
-Un jambon avec l’os (Picnic)
-1 tasse de cassonade
-1/2 tasse de moutarde Legros
-6-7 gousses d’ail entières sans peau
-250 ml de bière blonde Malauze de la Microbrasserie le Naufrageur - bar & spectacles
-4 pommes de terre moyennes coupées en deux, avec pelure
-Du poivre

Faire bouillir le jambon 30 à 60 minutes. Égouttez-le par la suite et déposez-le dans une rôtissoire.

Dans un petit bol à part, mélangez ensemble la moutarde et la cassonade et recouvrir la pièce de viande de ce mélange.

Ne faites pas comme moi qui n’a préalablement pas mélangé la cassonade et la moutarde ensemble et qui a utilisé une cuillère à soupe et en grande partie ses doigts pour étendre le tout. Ce n’est (vraiment) pas une bonne idée.

Je peux quand même être pardonné parce que c’était mon tout premier jambon à vie. J’imagine qu’avec de l’expérience cette étape doit être moins salissante, parce que hier j’ai laissé plusieurs traces derrière moi… Extérieur de la rôtissoire, poignée du tiroir à spatule, ilot de cuisine, chandail, visage et robinet d’évier.

(Raclage de gorge)

J’étais contente d’être seule, parce que sinon j’aurais eu droit à une véritable symphonie de soupirs.

Utilisez une spatule! (Solution facile, gracieuseté de nul autre que : M’man)

Et puis vous saupoudrez le tout de poivre.

Maintenant nous en sommes à l’étape de l’ail confit. Soyez bien attentif : Déposez les gousses d’ail entières dans le fond de la rôtissoire et ajouter 250 ml bière.

C’est tout?

La cuisson lente s’occupera du reste.

Facile!

L’ail cuira lentement dans le gras de porc salé et la bière. Ça sonne plutôt bien dans les oreilles non?

Gras de porc salé. Bière. Ail confit.

(MIAW)

Ajoutez quelques pommes de terre avec le reste des copains et cuire à 300F pendant 3 heures et ensuite à 350F 1 à 2 heures.

Et profitez dont de l’occasion pour vous verser l’autre 250 ml de bière dans un verre. Je suis certaine que vous le méritez bien!

Pilons de poulet tempura et paprika fumé

-5 pilons de poulets
-3 c. à soupe de tempura prêt à servir
-1 c. à soupe de paprika fumé
-½ c. à soupe de chili en poudre
-1 grosse pincée de sel
-De l’huile de tournesol en quantité suffisante pour enrober généreusement le tout

Mélanger tout ensemble. Cuire au four pendant 1 heure à 400F

Le tempura prêt à servir c'est celui que l’on met à dans les rouleaux de sushis. On peut en acheter à l'épicerie, c'est quand même assez facile à trouver. Il m'en restait depuis le dernier souper de sushis. J'ai plusieurs autres recettes en tête.

Poisson, tofu ou légumes marinés en panure de tempura cuit au four, ça semble prometteur.

To be continued ...

J'étais plus ou moins pressée ce soir-là, alors j'ai fait d'une pierre deux coups : Sur la même plaque à cuisson que les pilons, j'ai rajouté des demi patates encore avec pelure préalablement enduites d'huile de tournesol, de sel et de poivre. Les patates prennent le même temps à cuire, c'est rapido presto et surper bon pour de vrai.

5 minutes de préparation,
1 heure de cuisson sans aucune autre manipulation
et bang c'est prêt!

Mon premier petit poulet

Ben oui, toi! J’appelle ma mère :

-Maman! Maman! Sais-tu quoi ??

-Tu t’achètes un chien?
-Tu as croisé par hasard notre ancien voisin qui a déménagé en 1997?
-Tu viens me faire à souper?

-Non! J’ai fait cuire mon premier petit poulet aujourd’hui !

En plus, c’était un poulet avec citoyenneté québécoise, biologique et bien dodu. Je n’avais pas intérêt à le rater.

J’ai décidé de le faire « campagnard style » : Beurre, origan, romarin, laurier, citron, poivre et beurre.

Et peut-être avec encore un peu de beurre, tiens.

J’avais vu à Masterchef Australie (forever!) une madame cuisinière avec beaucoup de notoriété, semblait-il, qui nous expliquait comment faire cuire le plus parfait des p’tits poulets. Du beurre sous la peau, des branches de romarins dans le *** et la tête à l’envers.

Très simple, mais quand même, un destin peu enviant.

Voici ma version.

Il suffit de se faire un mix savoureux de beure et d’épices et d’étendre tout ça en dessous de la peau du (pauvre) petit poulet en question. By the way, c’est l’une des choses les moins gracieuses que j’ai effectuée dans ma vie.

Mon mix d’épices :
-3 c. à soupe de beurre
-1/2 c. à thé d’origan
-1/2 c. à thé de romarin
-1/2 c. à thé de poivre
-1/2 c. à thé de sel
-Une grosse gousse d’ail hachée
-Le zeste d’un citron
-Le jus d’un demi-citron

En fait, c’est un peu inconfortable d’aller te mettre les doigts en dessous de la peau du poulet. T’as l’impression d’entrer dans son intimité sans y demander si ça lui tente, genre. Y’a pas de mode d’emploi, tu y vas comme tu le sens, quand personne ne te regarde.

Quand cette étape est faite, je lui ai mis un gros oignon coupé en tranche en dedans de lui.

Cruel destin.

Et puis, hop! Dans la rôtissoire remplie de bonnes patates coupées en deux et environ 1 tasse de bouillon de poulet ou d’eau, à votre choix. Cuire à 350 F pendant environ 1h à 1h20 à découvert.

Pendant ce temps, vous vous faites des oignons caramélisés.

Ingrédients :
-1 tasse d'oignons hachés
-3 c. à soupe de beurre
-2 c. à soupe de miel
-Sel et poivre

Préchauffez une poêle à feu moyen. Cuire les oignons dans 2 c. à soupe de beurre et 1 c. à soupe de miel pendant 10 à 15 minutes en brassant de temps en temps. Ajoutez un peu d’eau au besoin durant la cuisson. Fermez le feu lorsque les oignons ont une couleur bien dorée. Ajoutez 1 c. à soupe de miel, 1 c. à soupe de beurre et mélangez délicatement.

Quand le temps de cuisson du poulet est passé, vous allez badigeonner le poulet d’oignons caramélisés sur toute sa surface en insistant sur les cuisses et la poitrine. Remettez le poulet au four et monter le feu à BROIL en restant très proche ou faites comme moi et collez-vous la face sur la petite fenêtre du fourneau pendant 3-4-5 minutes, c’est selon. À vous de juger quand il sera de couleur convenable.

Bon appétit!

Le Homard Gaspésien dans mon assiette, une bonne baguette de pain de la Boulangerie La Pétrie, une exagération de beurre à l'ail et une amie. À la gaspésienne, c'est parfait.

Cuisinière mal chaussée

Je sais qu’elle me lit présentement (je vais beurrer épais).

J’ai la chance d’avoir une bonne patronne.

Vous savez, le genre qui nous imprime des recettes de salsa à la mangue le vendredi, qui nous vente les exploits de sa machine à faire des spaghettis de légumes et qui nous apporte des jus frais faits maison, genre gingembre, carotte et citron. Ce genre-là, vous savez?

J’ai récemment changé d’emploi et j’ai eu bien de la chance parce que je dois avouer que les gens avec qui je travaille sont très agréables.

Dès que je me suis senti à l’aise dans mon nouvel environnement de travail (1 journée et demie), j’ai tout de suite commencé à questionner mes collègues sur les VRAIES affaires importantes dans la vie :

Qu’est-ce que t’es en train de manger?
Qu’est-ce que t’as mangé pour diner?
Qu’est-ce que tu vas manger pour souper?
Tu manges quoi, toi, pour déjeuner?

Partout où je vais, j’ai la fâcheuse habitude de poser ces questions-là à mon entourage. Tu veux être mon ami? Tu vas devoir me dire en détail ce que tu bouffe, ok? J’ignore toujours si ça dérange les gens, mais c’est mon trouble obsessionnel compulsif (TOC).

En fait c’est mon TOC 2, parce que mon TOC 1, c’est avec les cuillères de bois. Un jour, je me suis aperçu que j’en avais une trentaine dans mon tiroir de cuisine. Qui a besoin de 30 cuillères de bois? J’utilise toujours la même en plus. Mais c’est quand même un bel instrument, vous ne trouvez pas?

Revenons à nos moutons, un jour au travail, je reviens de mon heure de diner. Ma patronne me demande :

-Pi toi, Caro, t’as mangé quoi pour diner?

À première vue, je dois avoir l’air d’une fille qui a une vie culinaire excentrique et formidable parce que je parle tout le temps de nourriture et que je tiens ce blogue semaine après semaine. Peut-être s’attendait-elle que je lui réponde que j’ai mangé une longe de saumon à l’aneth et au citron déglacée au xérès. Je lui réponds :

-Des œufs brouillés avec des toasts.

J’ai vu comme une déception sur son visage. Léger malaise.
Le lendemain, même affaire, elle me redemande :

-Et puis aujourd’hui, t’as mangé quoi pour diner?

-Euh…des céréales.

Clignement des yeux. On dirait qu’elle ne me croit pas.

-Avec du lait d’amande et des peanuts.

Bel essai, mais non! On dirait que je la déçois (hé merde!). Va falloir que je trouve quelque chose de plus excitant, que je l’impressionne un peu! Ça se peut-tu tenir un blogue culinaire, mais manger des œufs 5 fois par semaine? J’imagine que oui. Il y a tellement de cordonniers mal chaussés : des mécaniciens qui chauffent des vieilles minounes, des médecins qui fument… ou des cuisinières qui aiment beaucoup manger du riz blanc …

Le lendemain, je suis sauvé!

-Nancy! Nancy! Tu vas être fière de moi! Pour diner, j’ai mangé une omelette au homard!

Et elle éclate de rire!
C’était ENCORE des œufs, mais quand même, bel essai!
On a bien rigolé.

(fiou!)

Mais bon, j’ai tout de même le goût de m’assumer! Je vais le dire une fois pour toutes :

-J’aime ça moi manger des œufs brouillés ou des céréales pour diner! C’est bon, c’est rapide, c’est soutenant et c’est pas cher!

Pour toi Nancy, voici ma recette d’œufs (brouillés) aux fruits de mer!
Pour une personne

Ingrédients
-2 oeufs
-50g de saumon fumé
-2 pétoncles
-Une petite pincée de crevettes

Dans une poêle à feu moyen-fort, faites cuire les pétoncles dans le beurre pendant 3 à 4 minutes sans les retourner ou jusqu'a ce qu'ils aient une belle coloration bien dorée comme sur l'image, retournez-les quelques secondes à peine et retirez-les du feu. Faites cuire les oeufs brouillés et assemblez tous les aliments ensemble!